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VOYAGE SUR LE CHEMIN DE ST- JACQUES DE COMPOSTELLE

DU 26 AVRIL AU 20 JUILLET 2006


Le 26 avril 2006 est le jour du départ, mais en 1999 déjà, la lecture du pèlerin de Compostelle de Paulo Cohelo m’avait mis la puce à l’oreille quand au désir d’aller marcher et rencontrer, je ne savait pas à cette époque que j’allais devoir me rencontrer moi-même d’abord avant de ressentir le besoin vital de m’approcher des autres pour partager mon histoire, mon pays, ma Vie avec et dans le Cœur de tous les autres pèlerins et accueillants rencontrés.

Parti de Genève en Suisse mon parcours s’est avéré plutôt solitaire jusqu’au Puy-en Velay une vingtaine de pèlerins rencontrés, mais de formidables accueils à domicile grâce au guide Rhône-alpes du chemin.


Dès le Puy-en-Velay beaucoup plus de rencontres, je pars avec Simon un jeune Québécois et rapidement nous rencontrons Raymond du nord de la France.

Plusieurs autres amis viendront étoffer ce superbe parcours, beaucoup d’anecdotes aussi, voici pour vous mettre l’eau à la bouche quelques photos.

Bien sur l’objectif est de vous partager mon chemin tout comme je partage mon pain, cette page n’est que le début de notre travail avec Christian Bloch le créateur du site pour vous emmener sur les traces de tous les marcheurs en route sur le Chemin, qu’il soit de St-Jacques ou d’ailleurs.


Mise en bouche

Pour vous faire envie de partir, ou de lire la suite voici la veille du départ et les 3 premières étapes.


Merci de m’envoyer vos réactions et commentaires

lespainsdemonchemin@gmail.com


 VEILLE DU DÉPART       25 avril 2006


Aujourd’hui veille du départ, je quitte un peu précipitamment Tamara, elle n’aime pas les adieux, j’arrive a Yverdon pour y déposer mes dernières affaires, ensuite nous amenons ma voiture qu’une amie sympa qui a de la place m’a proposé de garder,


retour à Yverdon le train part dans 20 minutes, un peu stress, Max mon père m’accompagne à la gare, il me dit que je part pour l’école de recrue (armée), je lui dit que je suis nettement plus serein qu’a l’époque, je monte dans le train et je sens que je ne peut être heureux et fier de le regarder dans les yeux, je suis dans le malaise,j’aimerai ressentir sa confiance et ses encouragements, j’ai l’impression d’entrer dans une autre Vie ,un autre monde, je descend à Genève, prend le bus, puis le tram et fais mes premiers 800 mètres à pied pour arriver chez Carina ma sœur, content de nous voir,elle jubile de me voir partir


Elle nous a préparé un délicieux poisson avec du kinoa et un joli gâteau fraise. Pendant le repas, Mary-Lise notre mère nous appelle, une amie de son cours de danse lui a dit qu’aujourd’hui c’était la saint Marc !


ÉTAPE 1      26 Avril 2006


GENEVE-CHARROT  TAMPON DE BARDONNET   - CHEZ GRESAT 21 KM


Carina m’emmène jusqu’au tampon a 800 m de la douane ou j’ai décidé de commencer mon chemin, je lui demande de faire une photo du premier tam-pon sur ma crédenciale puis je pars, je suis heureux, l’action efface la peur


Arrivée a Neydens ou je souhaite participer à la bénédiction des pélerins prévue a 7h 30. j’arrive à 7h10, m’imprègne du lieu, vois passer un jeune prêtre, puis deux paroissiennes arrivent peu après, ils entrent dans la sacristie, j’entend le Père Amédée chanter, puis célèbrer.


A 7h 50 je me pose la question si quelqu’un va venir , me demande si je dois partir quand tout a coup, la porte s’ouvre, le père Amédée s’approche, puis m’invite a le rejoindre, il me dit deutsh ? non je parle le français je lui dit ,je suis parti ce matin de Genève, suivez-moi ,je me retrouve avec 3 habitués dans les chants du matin et lecture, je reçois la bénédiction, (carrément arrosé) puis le père Amédée me prend dans ses bras un long moment et me demande de prier pour lui quand j’arriverais a Saint Jacques, je le quitte sur le parvis de l’église.


En trouvant la route nationale, je vois en face une boulangerie, l’envie de découvrir, de rencontrer me fait pousser la porte, le sigle pain bio  aussi.

Je me retrouve dans un laboratoire(fournil) ouvert, la banque de distribution devant, le patron vient me servir et nous entamons une discussion sur la qualité du pain,le concept ouvert du magasin, la production est superbe et je suppose que les employés aiment se sentir plus reconnu dans leur travail, mis en avant par le patron.


La route grimpe pour sortir de Neydens,et je retrouve le chemin qui m’emmène bientôt a la découverte d’un lieu de paix et d’harmonie, j’entre dans la fôret de hêtres de la chartreuse de Pommier, soignée, claire, avec une jolie statue de Saint Jacques pour déboucher ensuite sur les bâtiments de l’ancienne chartreuse.

 

Au col du mont Sion au 15 ème km de cette journée j’hésite à rester pour dormir, mais après une petite pause je décide de  réserver le gîte, au lieu dit chez Gresat, un accueil chez l’habitant, mon genou gauche s’enflamme un peu et je traîne un peu la patte en arrivant chez Chantal et Bernard Baillard, un sirop de bienvenue une bonne douche puis je prend du repos dans l’herbe jusqu'à l’orage.

Excellent repas, Bernard me raconte ses aventures sur les routes dans son travail, puis avec Chantal sa propre expérience du chemin et il me dit que si je passe les 3 étapes après le Puy, je serais bon pour aller jusqu’au bout.  


ÉTAPE 2      27 Avril 2006


CHEZ GRESAT – FRANGY 15KM


Petit déjeuner, tampon dans la crédanciale pour attester du passage et adieu de Cœur avec Chantal et Bernard a qui je promet des nouvelles. Je sens que je doit être prudent avec mon genou et je part doucement sur le chemin au milieu des champs je fais signe a un paysan qui fait du bois juste avant midi.


Je l’entend qui me rejoins avec le tracteur, je m’écarte pour le laisser passer et voilà qu’il éteint le tracteur et la discussion s’entame sur mon voyage, et sa terre il me dit qu’il croise régulièrement des pèlerins, et qu’il va aller manger.


La solitude est passagère sur le chemin, un signe de la main suffit a entrer en contact, peu après j’arrive dans le village de Contamine Sarzin ou un joli sanctuaire dédié a la vierge a été construit, puis un bloc taillé avec 1826 km jusqu'à Santiago.


Ainsi qu’un bronze représentant un pèlerin nu avec son bâton pour symboliser le dépouillement, le lâcher-prise, la nouvelle richesse de la découverte, peu après je m’arrête pour un pique nique et petite sieste heureux sont mes pieds de pouvoir respirer un moment au soleil dans l’herbe de ce printemps naissant.


En continuant, dans la descente je rate un embranchement qui plus tard me fera faire un détour de 2.5 km, une perturbation intérieur, une incertitude qui va rallumer mon mal au genou et me faire faire au ralenti la descente sur le village de Frangy.


Je m’asseye sur un banc, me demande si je continue ou reste, puis décide d’aller sonner chez Heidi Lamarsalle pour voir si elle peut me recevoir, elle vérifie que je suis bien un pèlerin, car elle a eu quelques surprises avec des personnes peu scrupuleuses qui voulaient juste loger moins cher.


Puis m’accorde sa pleine confiance en me laissant la clé du logis pendant qu’elle va rechercher son cheval. Heidi va me préparer un repas délicieux, « goûtez donc son omelette » puis même me poser ses mains sur mon genou récalcitrant pour essayer d’apaiser cette douleur d’incertitude dans mes choix et peut être autre chose. Que nous verrons à Figeac ! une soirée de partage d’expériences et Heidi me raconte aussi son expérience du chemin qu’elle fait avec un groupe d’amis cavaliers.


ETAPE 3      28 avril 2006


FRANGY- SERRIERE EN CHAUTAGNE  24.5 km


Après un au revoir à Heidi qui à été une Fée dans son accueil et une âme dans le partage, je part avec un genou en bonne forme, mais prudent monte à mon rythme à la sortie de Frangy en direction de Vannecy et au passage je vais dire bonjour au cheval de Heidi qui est logé dans une ferme chez un de ses ami cavalier une jolie jument blanche avec des taches grise – noir, je suis heureux d’avoir rencontré le cheval Osmose avec sa maîtresse dans l’aventure de Saint Jacques et dans toutes ses ballades.


Peu après je rencontre mes premiers pèlerins, un événement  après 3 jours de trouver des comme moi, gros sac, chaussures et pour eux bâtons, je n’ai pas encore trouvé le mien et lui ne m’a pas trouvé non plus c’est pour bientôt

Un groupe de suisses et d’allemands 2 couples avec qui j’arrive a communiquer sur mon origine et destination et que je laisse repartir devant moi pour aller a mon rythme, je les recroiserai a l’occasion d’une halte dans la journée puis ne les reverrait plus, ayant pris une autre direction.


En dessous de Vens au bord du Fier je m’arrête dans un grand espace de loisir, un moment de paix au bord de la rivière a écouter simplement l’eau qui

Suis son cour, ne suis-je pas en train de faire la même chose suivre le cours de mon chemin pour accepter et dépasser les obstacle et apprécier, aimer ces difficultés, merci à la rivière et a la beauté du parc et de la nature.


J’arrive à Mahy ou un petit hôtel est signalé pour accueillir les pèlerins ,après en avoir fait trois fois le tour pour essayer de trouver quelqu’un,

un vieux monsieur vient me dire qu’il est complet et qu’il n’a plus de chambre. Je ne le crois pas mais accepte rapidement que je n’était pas le bienvenu et que je serais mieux ailleurs, je continue donc jusqu'à Serrière en Chautagne et choisi le 2ème hôtel simplement pour son nom Diane de Chautagne

(la patronne me dira plus tard que c’était un ancien relais de chasseurs et qu’il l’avaient surnommé du nom de leur Patronne).


Je suis accueilli par le patron qui me montre ma chambre et après une douche et un repos, je sors dans le jardin de l’hôtel ou mes pieds sont heureux.

De se décharger sur l’herbe,je les sent douloureux et contracté mais c’était une belle étape.


En descendant pour le repas, je passe par l’arrière boutique, le patron taille des légumes pour des décorations qu’il posera sur les plats et les tables du mariage qu’il s’apprête a recevoir demain.


Je parle avec lui de mon expérience du commerce et avec madame qui arrive aussi, les enfants sont présents et regardent la tv, je me régale d’un poisson délicieux en papillote, servi après un pâté et pour le dessert une crème caramel.

Allez visiter trois sites : www.chemin-de-stjacques.ch


                                         http://benelacoquille.free.fr/


Mahé C. Roussy          www.compostelle.ch


                                         http://alest.uniterre.com

Céline et Matthias Berovalis 3 ans de voyage a pied entre Yverdon-les-Bains Suisse et l'Himalaya

avec ânes et chien.



Envie de partir mais pas seul (e),

Marie-José aura grand plaisir à vous accompagner sur le Chemin de l'Essentiel . . .

www.massage-essentiel.ch


Suivez Rodrigue  en route pour Compostelle  pour Espérance et Partage.

Espérance et Partage

Le chemin de Compostelle

Étude sur les pèlerins de

Saint-Jacques

Isaac Bergmann

HISTOIRE D’UNE BELLE RENCONTRE

Regradez ces photos incroyables


HISTOIRE D’UNE BELLE RENCONTRE


Nous sommes en mai 2006, il fait très chaud pour la saison, je me souviens d’avoir pris une photo de l’église de Pommier Beaurepaire et juste après de vaches blanches dans les genets jaunes.


Je décide d’une petite pause soif, un bloc de pierre et un arbre m’appellent, endroit idéal. Je bois tranquillement et observe, un pré devant moi, la forêt derrière, le calme, la fraîcheur agréable de l’ombre de l’arbre….


<<Tu crois qu’il a quel âge ce chêne ? >>, me lance cet habitant du lieu qui remonte le pré d’un bon pas.


Je regarde l’arbre et lui dit << une bonne centaine d’année >>


<<C’est mon grand-père Jean-Michel dit << FELIX >> qui l’a planté quand il avait 14 ans, il y a 131 ans.


Ainsi à commencé cette belle histoire d’amitié avec Michel Carcel, habitant de Pisieux près de la Côte St André.

Après 1heure de discussion, je lui dis << il faut que je continue il me reste un bout d’étape.

Il me dit << viens remplir tes bouteilles d’eau à la maison >>


J’arrive dans sa cuisine et là, découverte, toute la pièce est remplie de vieilles souches de bois toutes plus représentatives les unes que les autres, un oiseau, l’église de son village, une biche, un pèlerin, etc.


<< C’est ma mère qui m’a appris à regarder plus longtemps la souche et à découvrir ce qui pouvait s’y cacher. >>

Michel a développé un sacré coup d’œil << si tu ne vois pas tout de suite ce que cela peut représenter, il faut pas continuer à regarder trop longtemps>>

Son père Octave 94 ans est charron de profession, aussi dans le bois, mais dans la précision de la mesure et de l’ajustement, un autre regard….


Ce jour - là, je quitte Michel en lui disant que je reviendrai ; je ne vous ai pas dit que Michel ne conduit pas, qu’il vit au rythme de ses pas et de celui de ses animaux, ses chèvres, vaches, oscar le cochon.

Qu’il ne mangera jamais, âne, chiens, poules, lapin, cochons d’inde etc

Pour moi le citadin, retrouver un rythme lent et le temps de la rencontre humaine simple et spontanée c’est le cadeau  et surtout me relier à la Terre, celle qui nourrit si l’on prend le temps de la respirer.


A mon retour fin juillet, je m’arrête comme promis 2 jours chez Michel, pour continuer la découverte de l’amitié et de la vie de la terre simple, le chemin m’a déjà transformé, mais je ne le sais pas encore …


De retour en suisse, je fais des essais de pains au levain naturel, j’ai le temps , je décide de tailler une pierre avec la coquille et le bâton de pèlerin, doucement sort de la pierre le motif choisi et un jour c’est fini, si je donne un coup de marteau de plus je ferai plus de dégâts que de correction, elle est prête, naissance…


Il faudra encore 2 ans, 2 visite à Michel, la mise en route des Pains de mon Chemin, pour enfin décider de la laisser partir, sur le chemin suisse rien ne résonne,aucun emplacement.


Oui, c’est sous le chêne de Michel que la pierre doit aller, je décide de la redonner au chemin, évidement à tous les pèlerins qui sauront être touché, par le lieu, le chêne ou la pierre et pourquoi pas par Michel, le gardien du lieu…

pour remercier le chemin de tous les cadeaux reçu , de la confiance, de la paix, de la créativité retrouvée, après la course folle d’une vie stressée….


        Les oeuvres de la nature













Eté 2012


Je suis en colère, j’ai besoin de faire une ballade de détente dans la nature , je pense à un lieu et je pars en véhicule, en route soudain je me dis , il faut que j’aille dans ce chemin de forêt que je viens de voir.

Je fais demi tour, me parque et entre dans la forêt.


C’est un lieu proche des Clées ou passe la rivière de l’Orbe, je marche lentement en observant les cailloux du chemin et la nature,  arbres, racines, feuilles, pierres.


Je respire et me régale du calme du lieu.


Je vois sur le chemin un caillou qui attire mon regard, un peu une forme de Cœur….


C’est plutôt une forme de pomme de terre, personne ne l’aurais vu…


Je le ramasse et l’observe, il est fendu sur la longueur, de suite je cherche un autre caillou du regard pour le casser, l’ouvrir et je tape et il s’ouvre en deux.


A l’intérieur se trouve cette goutte, larme, de granit et je suis tellement surpris de ce cadeau magnifique que ma colère ne peut que tomber , la gratitude pour l’essence de la Vie illumine mon chemin.


La pierre en calcaire autour est illuminée à l’intérieur d’un granit brillant.


Le calcaire protège l’essence du cœur de la pierre, la lumière.


Comme dans notre corps, le péricarde (  muscle  ) protège le cœur essence de l’âme.


De l’outil de ma colère à l’essence de mon Cœur, il n’y a que quelques pas dans la nature

Et le temps de regarder  et d’ouvrir son cœur de pierre aux miracles de la Vie.


Quelques fois l’acte de marcher, permet d’aller voir au cœur du cœur.


Et même chaque fois que l’on prend du temps pour soi.


MERCI                                   

                                                                          Marc Haller






L’HISTOIRE DU CAILLOU